mercredi 29 avril 2009

VILDEBER à la manière du texte LES VAGUES

Vildeber et sa place. 



En cette fraîche matinée, le calme régnait sur la place de Vildeber. La vague verte qui s’était abattue sur la place semblait somnoler. Les pentes douces emplies de verdure n’accueillaient à cette heure, pas même un chat. Seule la lumière du jour semblait s’activer, s’engouffrant  entre les deux blocs dédiés aux concerts pour venir se glisser dans la place.  Les vitres des locaux d’enregistrement, isolés en hauteur, scintillaient et ne laissaient entrevoir encore personne. 

A mesure que le soleil s’élevait dans le ciel, les gens arrivaient et commençaient à déambuler sur le parvis, comme portés par la vague de verdure.

Peu à peu, les commerçants s’éveillaient, tel des bigorneaux sortant de leurs coquilles.  Les magasins qui se tenaient sur les côtés,  ouvraient leurs portes. Ils commençaient à dévoiler ce qu’ils cachaient derrière leurs barreaux protecteurs.   Du côté des restaurants, chaque table était placée et dressée  avec soin. Au rythme des animations, la nature aussi se faisait plus vivante et verdoyante. 

S’approchant de la place, un jeune homme s’engagea, guitare au dos, sur la pente qui partait de la place  et desservait  les locaux d’enregistrement. Les ombres derrière les vitres des lieux de travail se firent de plus en plus nombreuses et mouvementées.

 L’animation digne du centre musical se fit enfin sentir. Les gens faisaient des va et vient , passaient par la place pour aller vers les salles de concerts,  vers les bars, passaient pour monter en haut se poser au cœur de la verdure, ou même s’engouffraient juste derrière dans un souterrain mystérieux .  Des passants avec leurs instruments de musique se pressaient tout autour. 

En tournant la tête vers les surprenants édifices  qui sortaient du sol tel des fleurs, on découvrit l’existence discrète d’un espace au sous-sol tout aussi attrayant que l’extérieur . A l’intérieur, il y avait une  multitude de petites têtes flânant devant les magasins , tel des fourmis assidues se suivant les unes  les autres.

Doucement, le soleil s’avançait vers  le dos des passants qui s’étaient posés sur les marches. Une jeune femme se posa au milieu d’eux et joua avec brio de la guitare. Tous l’écoutaient et participaient à cette entrevue musicale. 

Les notes de musiques flottaient dans l’air, valsaient, charmaient  les oreilles de chacun. Des sourires, des rires et des regards captivés  inondaient la place.  Les arbres eux, semblaient danser au rythme du vent..

Puis, le calme revint.  On entendait de nouveau le vent souffler et siffler. C’était l’heure de la pause déjeuner,  les précipitations se faisaient de plus en plus discrètes.  Les gens se posèrent aux terrasses de cafés alentours, profitant de la douceur de vivre.  Vildeber, à cette heure emplie de monde, avait comme retrouvé son ambiance matinale.

Peu après, on revit dans son nid en hauteur,  à travers la vitre du local, le garçon à la guitare qui s’apprêtait à se remettre au travail.  Une averse se précipita alors sur la place et , tout autour, tous sauf lui fusèrent en direction de la galerie souterraine.

Au-dehors, le couvre-lit de verdure ne trouvait plus personne à qui tenir compagnie.


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