Sortons de notre indifférence qui nous dévore de l’intérieur et pénétrons dans ce village mondial qu’est Paris. Prenons le temps d’une rencontre, discutons avec la capitale. Cessons de juger du haut de nos petits esprits bobo et cognons nous à la réalité.
Foulons le sol de cette forêt impénétrable, griffons-nous aux épines de ses ronces, salissons nos beaux habits de la boue qui nous aspire. Le temps est venu de trébucher. Appuyons nous sur l’épaule de celui qui se tient à nos côtés. Relevons nous ! Regroupons-nous ! Guidons les pas de celui qui s’est effondré.
La ville lumière est devenue blafarde pour les migrants. Construisons le phare qui guidera tous les esprits rêveurs et voyageurs qui souhaitent interagir, s’établir pour un jour ou une vie, apprendre un mode de vie et enseigner le leur.
Libérons l’espace de ses barrières et laissons proliférer le vert. Fini les bacs à fleurs et les arbres élagués. Du vent, les parterres de pelouses inviolables !
C’est l’intolérance et l’incuriosité qu’il faut enfermer !
Devant l’image d’une métropole introvertie:
1. Nous voulons inviter le citoyen, le sédentaire à accueillir le nomade et à dialoguer avec lui.
2. Les éléments essentiels de notre création sont : la communauté, la beauté de l’éphémère, la nature à l’état brut.
3. L’architecture a trop longtemps dominé la nature, l’excluant, la transformant, la piétinant nous voulons prôner l’hybridation de ces deux mondes jusqu’alors en conflit.
4. Nous déclarons que l’émigré ne doit pas être considéré comme étranger. L’étranger ne peut participer à l’espace qui l’entoure. Le migrant, lui, s’ouvre et s’offre à son contexte.
5. Nous voulons briser les règles d’une architecture normée et aseptisée par un esprit et des règles d’urbanisme trop strictes.
6. Nous voulons démolir les zoos, les cages, l’emprisonnement. Fini les préjugés, il est temps que l’homme, la faune et la flore puissent vivre sur le même territoire.
7. Le 13ème arrondissement a été trop longtemps coupé du reste de Paris et exclue de la vie urbaine. Redonnons-lui sa popularité et sa mixité sociale perdues au fil de sa métamorphose.
C'est ici, à l’Ecole Spéciale que nous lançons ce manifeste d’architecture où la nature occupe la plus grande place parce que nous voulons délivrer Paris de son tissus urbain trop sévère, réglementé et austère.
Adrien Daniel, Julie Chéhab, Hugo Reymond, Franck Dugué, Tangi Defachelles.
mercredi 15 avril 2009
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