mardi 28 avril 2009

Lafarge Bétons : Site avant Transtation

Ce chemin sur les quais me paraît hostile. Cet espace privé n’est pourtant pas fermé. On se retrouve dans un chemin sombre. Seuls deux endroits sont inondés de lumière. Ce sont les deux vides créés par la structure des portiques qui permettent le transport des matériaux par un tapis roulant. Le fer habituellement triste et gris, apporte une grandeur impressionnante à ce mécanisme en mouvement.

À gauche les arbres rythment et guident l’étranger dans un parcours linéaire parallèlement aux minéraux et aux flux de l’eau.

On croise des camions à bennes tournantes et parfois quelques hommes aux gilets oranges.

Ces travailleurs ont un chemin tracé dans cet espace. Les différents éléments de l’usine ont une fonctionnalité particulière. La technologie contrôle les machines, l’homme surveille. Tout est calculé et facilité.

Ces hommes s’effacent devant le maitre des lieux qui est le principal acteur de cette scène de haute production. C’est du haut de son bureau qu’il pense dominer sa société.

L’industrie laisse échapper des grondements d’activités. C’est la robotisation du mélange. L’architecture sert ici d’enveloppe, quand la machine sert d’organe. Les circulations sont simples et entraînent un automatisme quotidien aux gardiens de ces lieux.

Dans ces lieux, il n’y a pas de hasard, pas de changements, tout est prévisible : on dirait que la vie libre n’a pas sa place car le temps ne s’est jamais arrêté.


MARZO Louise , GESLIN Louis , BIDAULT Sebastien , AL MURAIQEB Abdullah

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